Dans un monde où l’éphémère règne en maître, où les modes se font et de défont à toute vitesse, où l’on ne se rappellera plus demain ce qui a fait les gros titres d’avant-hier, le Keren Hayessod est comme ces solides arbres séculaires, aux profondes racines, qui continuent à donner leurs fruits et à offrir leur ombre protectrice à tous ceux qui en ont besoin.

On peut affirmer sans crainte aucune d’exagérer, car ce sont les dirigeants d’hier et d’aujourd’hui qui le disent en toute occasion, que l’Etat d’Israël ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans l’action ininterrompue de notre organisation, fondée à Londres en 1920 et ayant son siège mondial à Jérusalem depuis 1926. Mais là ne s’arrête pas le bilan d’activité de notre organisation. Depuis sa fondation, en effet, le Keren Hayessod est aussi un pont vivant entre l’Etat juif et les communautés de la Diaspora, ainsi qu’entre les communautés elles-mêmes, abolissant les distances et les fuseaux horaires pour réaffirmer toujours plus l’unité du peuple juif, partout où il se trouve, sur les cinq continents.

Il est impossible de résumer en si peu d’espace la contribution décisive qu’a apportée le Keren Hayessod à la création des infrastructures financières, économiques, agricoles et culturelles du futur Etat d’Israël, et à son développement depuis 1948. Les noms de l’Université Hébraïque de Jérusalem, de la Compagnie d’Electricité, des deux grandes banques, Leumi et HaPoalim, d’El Al, de l’Orchestre philharmonique d’Israël, et bien d’autres encore, fondés avec l’aide de notre organisation et connus à travers le monde, sont autant de témoins de cette contribution.

Mais au-delà de ces grands noms, il y a surtout des dizaines de projets éducatifs, sociaux et culturels soutenus par notre organisation qui, s’ils n’ont pas les honneurs des projecteurs, sont en fait ceux qui font d’Israël ce qu’il est en 2016.

A première vue, en effet, Israël est la “nation start-up”. Ses succès dans la recherche scientifique, médicale, ses spectaculaires innovations dans la high-tech, créent la sensation d’un pays désormais bien en selle. C’est le cas en effet, et il faut s’en réjouir, mais il y a aussi d’importantes zones d’ombre.

Israël n’est pas que Jérusalem, sa radieuse capitale, et Tel Aviv, son inépuisable source d’énergie et de créativité. Dans la périphérie géographique et sociale du pays, de larges populations ont “décroché” et ont grand besoin d’aide pour combler le fossé qui s’est créé. Le Keren Hayessod, grâce à ses donateurs, relève ce défi, et soutient d’importants programmes éducatifs et sociaux à travers le Neguev et la Galilée, pour donner à chacun sa place au soleil, et à chaque enfant en particulier, sa chance pour un avenir de citoyen normatif et productif.

Cette intervention de tous les instants est vitale pour l’avenir d’Israël, car les inégalités sociales désormais criantes entre ses habitants peuvent être considérées comme un danger pour son avenir, autant que la menace extérieure. Dans un pays qui affronte les graves problèmes sécuritaires connus de tous, la cohésion sociale et le sentiment de chacun qu’il a sa place entière en son sein deviennent autant d’atouts stratégiques.

Conscient de cette réalité, le Keren Hayessod a mis en place des programmes d’aide aux jeunes à risque, issus de familles détruites ou parfois même dangereuses pour leur équilibre, de lutte contre le décrochage scolaire, de soutien aux personnes âgées dépourvues de moyens de s’assurer une existence digne et sécurisée, ou encore de renforcement de la coexistence entre les différentes populations d’Israël.

Toutes origines confondues, des dizaines de milliers d’Israéliens, chaque année, récoltent les fruits de cette activité multiforme et omniprésente, dont ces brèves lignes ne peuvent bien entendu donner le détail.

Tous ces projets et programmes peuvent être présentés à tout moment à toute personne qui le désire, dans leur ensemble ou selon les zones d’activités que chacun privilégie. Ils sont, répétons-le, une des clés les plus importantes de l’avenir du pays tout entier.

Avec toute son activité en faveur d’Israël, le Keren Hayessod est aussi, on l’a dit, un pont vivant entre Jérusalem et la diaspora, qui déploie une incessante activité en faveur des communautés juives à travers le monde, en particulier dans les domaines de l’éducation et de la continuité juive. En témoignent entre autres les centaines de milliers de jeunes Juifs qui ont déjà participé aux programmes Taglit-Birthright ou Massa et les centaines d’enseignants, éducateurs, moniteurs et rabbins envoyés chaque année d’Israël à travers le monde, pour enrichir et approfondir toujours plus le rapport vital entre les communautés et l’Etat juif. Cet effort majeur, destiné à réactualiser le message du sionisme et à assurer la continuité juive, élément indispensable de l’avenir d’Israël, est l’autre facette, peut-être moins connue, de l’action du Keren Hayessod.

En 1956, la Knesset (Parlement israélien) a adopté une loi dotant le Keren Hayessod d’un statut juridique particulier, qui en fait l’institution centrale de collecte de l’Etat d’Israël. Depuis lors, le Keren Hayessod a toujours su à la fois rester fidèle à ses missions fondamentales comme le financement de l’alyah et de l’intégration des immigrants et le développement de l’éducation juive et sioniste en diaspora, et s’adapter aux besoins changeants de la société israélienne, comme l’urgence de la réduction de la fracture sociale, en particulier dans le Néguev et en Galilée, désormais régions prioritaires.

Nous vous invitons à devenir nos partenaires dans l’exaltante aventure humaine qu’est l’Etat d’Israël, pour le rendre ensemble plus performant encore, plus attrayant et aussi plus juste pour tous ses citoyens.